LE BROCHET au flotteur

 

Au vif -

- Les vifs* sont généralement utilisés pour ce type de pêche du brochet.

La ligne flottante représente une bonne solution. Le fait de pouvoir utiliser un flotteur de forme et de couleur adaptées, de pouvoir régler la profondeur de pêche, de ne pas faire des kilomètres avec un lancer au leurre font pencher les pêcheurs de carnassiers vers cette solution, qui implique de bien connaître l'habitat et les moeurs de Maître ESOX*.

- Le principe de la pêche au vif est simple : il s'agit d'une pêche au coup dans laquelle l'appât est un poisson. Tout cela semble simple mais la réussite demande une certaine réflexion. Tout pêcheur au coup  a intérêt à placer à quelques mètres du point amorcé une ou deux lignes à vif. De temps à autre elles lui vaudront un carnassier : brochet ou sandre. Mais la vraie pêche du brochet au vif fait appel à une réelle stratégie.
Préférez toujours les appâts capturés sur place. Ils sont meilleurs et ne risquent pas d'apporter de maladies.

 Le montage : 

Réglable avec un bouchon réglable ou coulissant avec Stop-Float *, le montage flottant permet de "poser" le poisson à la profondeur voulue. Encore non loin de la surface à l'automne, le brochet rejoindra le fond dés l'arrivée de l'hiver. Le pêcheur averti, saura faire évoluer sa hauteur de pêche tout au long de sa partie, car le brochet à une aptitude certaine à passer de quelques dizaines de centimètres de la surface à plusieurs mètres de fond, en fonction de son appétit. Si la règle générale est de placer le vif aux environs de 1m50 de profondeur, le pêcheur se doit de rester actif même sur une pêche postée.

Le montage du vif est un point essentiel demandant une attention toute particulière.

Le choix du vif est une chose, (gardon si l'on désire pêcher près du fond, ou ablette qui elle, évoluera vers la surface), bien le monter en est une autre. À ce sujet, afin d'éviter que le vif arrive à s'échapper durant l'action de pêche, une petite rondelle caoutchouc enfilée sur la pointe de l'hameçon supportant le vif, jusque sous l'ardillon évitera le décrochage intempestif de celui-ci. Beaucoup de poissons se perdent faute de soin dans le montage et plus particulièrement dans la façon d'armer le vif.

Il n'est pas recommandé de ferrer trop vite, car le brochet retourne au préalable le poisson dans sa gueule avant de l'ingurgiter, mais attention, la fuite du brochet vers une souche immergée peut demander un ferrage rapide. Outre l'hameçon placé sur une lèvre , ou passé par la narine ou encore (plus fiable) un triple placé sur son dos, ou un couplage de ces techniques, peuvent garantir une bonne accroche et ce quel que soit l'angle d'attaque du brochet. Un fois la touche constatée, quelques secondes suffiront à confirmer la capture du vif et l'indispensable ferrage précédent le combat.

Tout n'est pas gagné pour autant. Un brochet est capable de départs foudroyants, surtout lorsqu'il voit devant lui l'ombre inquiétante d'un pêcheur ou d'une épuisette. Le frein desserré, il convient de veiller à garder en permanence le contact avec le brochet, (pas de "mou") jusqu'à sa capture. Un brochet qu'on remonte facilement vers la surface n'est pas forcément un poisson vaincu ...bien des pêcheurs en on été pour leurs frais.

 

 

 

 

 

 Eschages des vifs 

Par la gueule :

Ce type de montage est très classique, il est inséré uniquement dans la lèvre supérieure, ainsi le vif peut rester en bon état très longtemps, similaire au montage utilisé pour la perche.

 

Par le dos :

Ce type de fixation est préférable lorsque maître ESOX est très malin, dans le cas où, en cas de fixation par la bouche, il recrache immédiatement le vif dès qu'il sent la présence de l'hameçon.

 

Les vifs* : Petits poissons genre ablette, gardon, goujon, ou encore carpeau

Maître ESOX* : Surnom du brochet

Stop-Float * : Petit coulisseau en plastique souple qui, après l'avoir inséré sur le corps de ligne, sert à régler la hauteur du bouchon (très utile en cas de lancer à 3 ou 4 m du bord)

 

 

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